Ce jeudi 19 février, Thierry Dran, procureur de la République de Lyon s'est exprimé sur l'affaire Quentin Deranque. Décédé le 12 février dernier, Quentin avait seulement 23 ans le jour des faits. Une enquête a été ouverte afin d'identifier les agresseurs. Le procureur de la République de Lyon donne les derniers avancements de l'enquête.
L'identification des personnes présentes sur les lieux n'était pas simple pour les enquêteurs. Si l'enquête avance aujourd'hui, c'est pour plusieurs raisons. Selon Thierry Dran, les indices sont dus aux témoignages, aux images de vidéosurveillance, mais pas seulement.
Grâce à tous ces éléments, les enquêteurs ont pu identifier sept agresseurs. Ils ont ensuite réussi à les localiser. C'est donc mardi 17 février qu'une grande opération visant a les interpeler à été mise en place.
Entre mardi et mercredi onze personnes ont été interpellées, c'est quatre de plus que les agresseurs ayant été identifiés. Elles ont été placées en garde à vue. Des perquisitions ont également été réalisées à leur domicile.
Durant la garde à vue, des interrogatoires ont été menés. Certains ont avoué, d'autres ont contesté. Le parquet a ouvert une information judiciaire criminelle, qui poursuivra les investigations. Un des mis en cause fait l'objet d'un contrôle judiciaire, à la suite des faits de violences aggravées sur la race, l'ethnie et la religion. Les sept agresseurs présumés sont âgés de 20 à 26 ans, tous issus de milieux différents.
Au-delà de l'avancée judiciaire, c’est toute une ville qui reste sous le choc de la disparition brutale de Quentin, à seulement 23 ans. Si l'interpellation des suspects marque une étape clé, elle souligne la réalité des violences motivées par l'origine ou la religion.
Lundi dernier, le procureur s'était déjà exprimé sur les avancées de l'enquête. Il avait principalement expliqué les faits et le déroulé du drame.
M.C