Ce jeudi 19 février au matin, le personnel soignant gréviste de l’hôpital Edouard Herriot et de l'hôpital Lyon Sud a été reçu par la direction générale des Hospices Civils de Lyon (HCL). Ils affirment que la grève continuera si la réponse écrite de la direction, transmise d'ici ce vendredi soir, ne répond pas à leurs revendications.
Ce jeudi 19 février, le personnel soignant de l’hôpital Edouard Herriot et de Lyon Sud continue son mouvement de grève. Le matin, sifflets stridents, sirènes de mégaphone ou encore cris de protestation étaient au rendez-vous lors d’une mobilisation devant la direction générale des Hospices Civils de Lyon.

Aux côtés des pancartes qui reflètent leur colère (« Blouse blanche, colère noire », « La rentabilité des soins à un prix, perdre des vies » ou « Soignants épuisés, patients en danger »), les grévistes font connaître leurs revendications notamment une augmentation des effectifs, un remplacement systématique du personnel absent ainsi que l'ouverture de nouveaux lits pour les urgences.
« On se sent maltraitants tous les jours quand on va au travail », exprime Thierry, infirmier depuis 5 ans pour dénoncer les conditions de travail actuelles qui ne permettent plus un accueil correct des patients. « On espère être entendus, déplore Laura, aide soignante depuis 6 ans. Le personnel continuera avec du personnel en plus mais autrement, beaucoup comptent démissionner ».
Les syndicats ainsi que des membres du personnel soignant ont été reçus par la direction des HCL. Nadra Guillon, aide-soignante à l'hôpital Lyon sud et déléguée syndicale CGT l’affirme : « Absolument rien n’a été obtenu ». Une réponse écrite de la direction générale des HCL sera transmise d’ici vendredi 20 février au soir. « On ne va rien lâcher et on attend de voir la réponse, mais on pense qu’il n’y aura rien de plus », déclare Nadra Guillon.
LP, GL