Ce jeudi 8 janvier, Véronique Sarselli, candidate à la Présidence de la Métropole de Lyon et Gilles Gascon, maire de Saint-Priest et co-président du groupe Grand Cœur Lyonnais, ont présenté leur projet de création d’une brigade métropolitaine des transports.
Les derniers chiffres font état d’environ 8000 dépôts de plaintes et victimes d’agressions en tout genre sur le réseau TCL. Pour répondre à ce constat, Véronique Sarselli et Gilles Gascon proposent de créer une police métropolitaine des transports. « On ne peut pas se contenter d’une agression par heure tous les jours de l’année », déclare Gilles Gascon.
Inspiré de la police métropolitaine des transports de Montpellier mise en place depuis septembre 2023, ce projet permettrait de recruter progressivement 120 agents d’ici 2029 et 200 agents si nécessaire à la fin du mandat. « Au total à Montpellier, il y a eu une baisse de 30% des cas d’incivilités dans les transports », rappelle la candidate à la Présidence de la Métropole de Lyon. Les policiers seront présents dans les métros, les bus, les tramways ou encore sur les quais pour une « présence dissuasive et des missions de veille, d'interpellation et d’opération », détaille Véronique Sarselli, pour un budget estimé à 8 millions d’euros par an pour la rémunération et les équipements des 120 agents.
Une « convention de coordination globale » devra être élaborée entre la préfecture, le Sytral ainsi que les différentes communes traversées par TCL. Véronique Sarselli ajoute : « C’est crucial car, où que soit l’usager, il faut qu’il soit protégé des agressions ».
La police métropolitaine des transports s’inscrit dans une volonté de « prendre en main la question de la sécurité », précise Véronique Sarselli. Une volonté politique claire donc pour renforcer la protection des usagers dans les TCL.
LP