Sébastien Michel, maire de la commune d’Ecully, revient sur un mandat chargé en projets sociaux et culturels. Il a appelé à « faire société » pour contrer les fractures du monde.
Hommages et remerciements
La cérémonie s’est ouverte en musique avec une chanson interprétée par les enfants de la commune. Le maire a salué la présence de nombreuses personnalités, dont Véronique Sarselli, avant d’adresser un message plus personnel. Il a tenu à rendre hommage aux familles et aux conjoints des élus : « L’engagement dans la vie municipale n’est pas sans impact sur les vies de famille » a-t-il rappelé avec émotion.
Un monde en plein bouleversement
Le maire a brossé le portrait d’un monde « fragmenté et incertain ». Il a appuyé sur la crise de l’information avec le paradoxe d’un accès à l’information facile mais d’une vérité difficile à établir. En parallèle il met en avant la superposition des crises depuis 2020 et la pandémie de Covid-19. Un soutien « sans faille » a été exprimé aux agriculteurs, applaudis par l’assemblée, suivis d’un constat lucide sur la crise de la confiance envers les institutions depuis la dissolution de 2024.
Retour sur un mandat dynamique
Malgré ce contexte, la municipalité a maintenu le cap de ses investissements, en subissant les réalités économiques. Le maire revient sur le projet de la rénovation de l’école des Cerisiers : grâce à une volonté politique ferme sur les budgets, les travaux ont permis de réduire la consommation d’énergie de 60%. Il a aussi alerté sur l’effondrement des droits de mutation représentant un manque à gagner de 1,5 million d’euros par an depuis 2023.
Dénonçant une France devenue un « pays de contrôleurs », il a apporté une critique des normes qui ont fait explosé le coût des projets publics.
Conflit avec la métropole et l’état
Sébastien Michel a rappelé que la Métropole ne peut fonctionner pas fonctionner « contre les communes ». Il s’est félicité des victoires juridiques récentes notamment le rejet par le tribunal administratif de l’installation d’un centre de mineurs non accompagnés. Qualifiant l’Etat de « cancre en matière de finances publiques ».
Enfin, le maire a réaffirmé que si les communes ne peuvent pas tout, elles peuvent beaucoup : « c’est à l’échelle communale que se lit la République ».
LB