Abandonner le TEOL, relancer le métro E, un plan anti-pannes de métro et tramway ou encore une rénovation des escalacors, ce lundi 19 janvier, Véronique Sarselli et Jean-Michel Aulas ont présenté un plan global pour les transports en commun.
Cette présentation intervient après l’annonce du projet de grande infrastructure de la Nouvelle Traversée de Fourvière, de la proposition du recours à l’Intelligence Artificielle pour décongestionner la métropole et du projet de création d’une brigade métropolitaine des transports.
«La question des mobilités est au cœur des dynamiques économiques, sociales et environnementales, elle doit être ambitieuse et au service des citoyens », affirme Véronique Sarselli. Jean-Michel Aulas complète : « On veut faire repasser la métropole lyonnaise, qui est aujourd'hui 18e dans les 20 métropoles européennes, dans les 10 voire les 5 premières ».
À court terme, «l'objectif est d’améliorer la qualité du service ». Ceci se traduit par un plan anti-pannes de métro et tramway, un renforcement de la ponctualité et de la régularité de l’offre, la rénovation des escalators et des ascenseurs, une accentuation de la lutte contre la fraude, une amélioration de l’information aux voyageurs en temps réel ainsi que de la propreté des stations.
S’ils remportent les élections municipales et métropolitaines en mars prochain, Véronique Sarselli et Jean-Michel Aulas prévoient, à moyen terme, l’abandon du Tramway Express de l’Ouest Lyonnais (TEOL), porté par les Écologistes. En alternative, ils proposent de relancer une nouvelle ligne de métro E, et imaginent même une « dorsale métro Est-Ouest » d’ici 2040. Ce projet de métro E est chiffré à hauteur de 1,4 milliards d’euros jusqu’à Bellecour, pour rallier la Part-Dieu, il faudra compter 600 millions d’euros supplémentaires. Le duo précise que « dès le début du mandat, des Assises métropolitaines de la mobilité seront organisées pour définir les besoins à 25 ans et tracer une trajectoire financière crédible ».
LP