Ce mercredi 14 janvier Véronique Sarselli, candidate à la Métropole de Lyon sous le parti « Grand Cœur Lyonnais » avec Jean-Michel Aulas, a annoncé vouloir décongestionner la circulation dans Lyon et sa métropole grâce aux entreprises lyonnaises expertes en IA.
La maire de Sainte-Foy-lès-Lyon fait des bouchons et de la pollution, des sujets centraux au sein de sa campagne. Elle lance un projet de gestion des feux de circulation par l’Intelligence Artificielle. Un projet qui débuterait dès le début du prochain mandat grâce au travail d’identification déjà en cours et à la cartographie des points de congestion de l’ensemble de la métropole déjà mise en place.
Transformer l’IA en assistant de fluidité
Véronique Sarselli explique que ce projet est né d’une métropole saturée notamment avec la congestion massive : 55 millions d’heures perdues par an dans les bouchons. Elle constate aussi les nœuds névralgiques : les carrefours bloqués qui pénalisent tout le monde (bus en retard, insécurité pour vélos et piétons), ainsi que les limites du système actuel avec une gestion des feux qui repose seulement sur quatre scénarios figés (matin, midi, soir, nuit) et donc incapable de s’adapter aux imprévus (météo, accidents).
L’IA servirait d’abord à la priorisation intelligente, avec la détection des bus pour donner le feu vert, la gestion des flux de piétons ou cyclistes groupés pour sécuriser leur traversée. Elle serait aussi capable d’ajuster les cycles de feux seconde par seconde en fonction de la réalité du terrain. Enfin, elle sera utilisée à des fins de sobriété énergétique avec l’utilisation des brevets qui permettent de traiter la vidéo 12 fois plus vite en consommant 80% de ressources en moins.
Une amélioration du quotidien
Basés sur des retours d’expériences mondiales, l’implémentation de cette technologie vise des résultats concrets sur la qualité de vie : -20% de temps perdu sur les temps de trajet, -30% de particules fines (grâce à la réduction des arrêts et redémarrages), -10% d’émissions de CO2 et enfin une diminution conséquente des décibels dans les zones de congestion. Véronique Sarselli déclare donc que « L’IA va permettre d’être vertueux du point de vue environnemental » et qu’elle permet une « adaptation en temps réel ».
Ainsi, l’objectif est d’optimiser l’infrastructure actuelle avec 600 points de surveillance déjà en place sur la métropole et 1 700 feux tricolores gérés sur le territoire. Le passage à l’IA se fait principalement via l’installation de couches logicielles qui sont capables d’analyser les flux sur les caméras existantes. L’élue précise que si Alyce présente sa technologie aujourd’hui, le choix des futurs prestataires se fera via des marchés publics classiques en faisant appel à des experts : « Il ne s’agit pas de surveillance mais de comptage et de fluidité. L’IA reste sous contrôle humain, mais elle booste notre capacité à réagir », assure Véronique Sarselli.
LB, GL et LP