Ce jeudi 15 janvier, les agriculteurs de la FNSEA et de l’association les Jeunes Agriculteurs du Rhône se sont rassemblés devant le siège de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES). Vladimir, membre de l'association, partage ses objectifs et les méthodes utilisées pour les atteindre.
“Pour symboliser les impasses techniques qu’on a, et les impacts que ça a sur nos vergers et nos productions”, explique Vladimir, membre de l’association les Jeunes Agriculteurs du Rhône. L’ANSES est l’établissement public chargé de donner les autorisations réglementaires sur les produits phytosanitaires. C’est à son portail que se déroule cette manifestation. Chaque pays a son propre établissement, mais en France l’agence demande des documents complémentaires, ce qui prolonge les demandes d’autorisation et décourage les entreprises à demander des homologations de produits en France. Tout cela fait que les agriculteurs français se retrouvent en concurrence déloyale vis-à-vis de leurs voisins, qui eux, ont accès aux produits plus rapidement.
Devant le siège de l’ANSES les agriculteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs du Rhône se sont rassemblés pour manifester et demander du changement. Ils ont déversé devant le portail des branches d’arbres fruitiers malades, ainsi que des fruits malades, invendables, comme des courges ou des pommes. Ces fruits et arbres ont pourri directement au champ car les produits dont les agriculteurs auraient habituellement besoin pour se battre contre les champignons et les insectes nocifs ne leur ont pas été livrés.
Vladimir explique que l’Europe ne peut pas être un marché unique s' il existe des contraintes spécifiques à la France à côté.
Les agriculteurs se sont ensuite mis en marche en direction de la préfecture de Lyon. Une autre délégation a été envoyé pour parler avec la préfète.

RC et GL