À l’approche des élections municipales de 2026, Georges Képénékian, candidat à la mairie de Lyon, présente son programme et entend se démarquer dans un paysage politique souvent saturé de promesses spectaculaires. Son message est clair : gouverner une ville comme Lyon ne peut se faire à coups d’annonces irréalisables, déconnectées des contraintes budgétaires et de la réalité du terrain.
Pour l’ancien maire, le constat est sans détour. Le budget de la Ville de Lyon n’est pas extensible à l’infini. « Il n’y a pas besoin d’ouvrir les vannes » en période de campagne, explique-t-il, alors même que les finances municipales imposent des choix clairs et responsables. À ses yeux, multiplier les promesses sans se soucier de leur faisabilité revient à nourrir la défiance des citoyens envers la politique.
Au-delà des propositions concrètes, Georges Képénékian insiste sur la nécessité de changer l’image du politique. Dans un contexte de désaffection citoyenne, il estime urgent de renouer avec la confiance. Son équipe se veut le reflet de cette ambition : peu de professionnels de la politique, mais des femmes et des hommes engagés, désireux de mettre leur énergie au service de la transformation de la ville.
Pour le candidat, il s’agit d’ouvrir une « nouvelle page » dans la manière de gouverner Lyon, mais aussi dans la relation entre la Ville et la Métropole. Gouverner ne doit plus être un exercice solitaire ni technocratique, mais un travail collectif fondé sur la responsabilité, le renouveau et l’engagement. « Si la politique ne renoue pas avec les concitoyens, alors la politique est en danger », alerte-t-il.
Le logement, priorité absolue
Sur le fond, la première urgence identifiée par Georges Képénékian est celle du logement. Il décrit une fracture de plus en plus marquée entre celles et ceux qui vivent et travaillent à Lyon, et ceux qui y travaillent sans pouvoir s’y loger. Une réalité qui pèse sur la qualité de vie, la cohésion sociale et l’attractivité de la ville. Mais là encore, pas question de céder aux solutions simplistes. Avant d’annoncer de grands projets, comme la construction de nouvelles lignes de métro, il rappelle qu’aucune décision sérieuse ne peut être prise sans études fiables. Pour lui, le débat doit d’abord servir à définir des priorités claires. « Aujourd’hui, il faut faire d’abord avec ce que l’on a, et faire mieux avec ce qui est disponible. »
Cette philosophie du réalisme s’étend à d’autres politiques publiques, notamment la santé. Georges Képénékian cite l’exemple du manque de médecins généralistes. Construire des maisons de santé peut sembler séduisant sur le papier, mais sans professionnels pour les faire fonctionner, ces équipements restent vides de sens. La priorité, selon lui, doit être la consolidation de l’existant plutôt que la multiplication d’annonces spectaculaires. Fort de son expérience aux affaires et de son passage à la tête de la mairie, il insiste sur un point essentiel : la vision politique d’une ville ne se construit pas pendant une campagne électorale. Elle est le fruit d’un travail de fond, ancré dans la réalité quotidienne et nourri par le dialogue avec les habitants.
Georges Képénékian fait le pari d’une parole politique plus sobre, plus honnête, et surtout plus crédible. Un choix assumé, qui mise sur le réalisme comme condition indispensable pour redonner confiance aux Lyonnaises et aux Lyonnais.

G.L