C'est devenu un réflexe de soirée pour de nombreux adolescents et jeunes adultes : inhaler du protoxyde d'azote pour ses effets euphorisants, rapides et bon marché. Mais derrière l'image festive du "gaz hilarant" se cachent des conséquences médicales très sérieuses. Face à la multiplication des usages détournés, les autorités sanitaires passent à la vitesse supérieure.
Réunis ce mardi à Saint-Priest, la Préfecture de région et l'Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes ont officiellement lancé une nouvelle campagne de prévention. Neurologiques, cardiovasculaires, psychiatriques : les risques liés à la consommation de ce gaz sont bien réels, et pourtant encore largement méconnus du grand public.
Pour changer la donne, l'État s'est entouré d'un front commun : les Hospices Civils de Lyon, plusieurs collectivités locales, et une ville de Saint-Priest déjà mobilisée sur les questions de santé jeunesse. C'est d'ailleurs au Pôle Enfance-Famille de la commune que s'est tenue la conférence de presse, un choix symbolique autant que pratique.
Parmi les initiatives dévoilées, l'une retient particulièrement l'attention : une exposition photo réalisée par des adolescents eux-mêmes, pour sensibiliser leurs pairs. Un pari sur la parole des jeunes, souvent plus écoutée que celle des adultes quand il s'agit de leurs propres pratiques.
Pourquoi lancer une nouvelle campagne de prévention dans la région aujourd’hui ?
Quels sont les principaux risques liés à la consommation de protoxyde d’azote ?
Qu’est ce qui est mis en place par l'État pour lutter contre la consommation du protoxyde d’azote ?
E.A-P