Paulo Fonseca est en train de réussir une saison de très haut niveau à l’Olympique Lyonnais. Et ce constat ne repose pas sur un emballement passager ni sur une lecture superficielle du classement, mais sur une dynamique solide, lisible et surtout durable.
Les chiffres sont là. Lyon reste sur six victoires consécutives toutes compétitions confondues (une série que le club n’avait plus connue depuis 2018) avec huit succès lors des neuf derniers matchs. Mais au-delà de l’enchaînement actuel des résultats, c’est la nature de la performance qui interpelle. Sur la première partie de saison, cette équipe a clairement surperformé par rapport aux attentes de tous, supporters comme observateurs.
L'adhésion du vestiaire est évidente
Fonseca a su tirer davantage de son effectif que ce que la simple addition des individualités pouvait laisser imaginer, surtout après les innombrables départs (Lacazette, Cherki, Matic, Mikautadze...). Le cadre est clair, les rôles sont définis, et l’adhésion du vestiaire est évidente. Elle se lit dans les attitudes, dans l’intensité, et dans la manière dont les cadres incarnent le projet. Le rôle du capitaine Corentin Tolisso est, à ce titre, révélateur. Omniprésent dans le jeu et dans le discours, il est l’un des relais majeurs du staff.
Un autre indicateur confirme cette impression de maîtrise retrouvée : le rendement à domicile. Sous Paulo Fonseca, l’OL affiche 78 % de victoires au Groupama Stadium, soit le meilleur taux pour un entraîneur depuis l’ouverture de l’enceinte.
Un an après son arrivée dans le Rhône, Fonseca a clairement trouvé ses marques. La saison passée, malgré un effectif plus riche en qualités individuelles, l’équipe n’était pas parvenue à surperformer. La saison s’était conclue à la sixième place (la même place qu'au moment de l'éviction de Pierre Sage fin janvier), plombée par une semaine noire au printemps, avec l’élimination en Ligue Europa à Manchester United puis la défaite dans le derby. Deux coups durs qui avaient clairement pesé sur le bilan de la saison.
Parenthèse nécessaire, mais rapide : souligner aujourd’hui la réussite de Paulo Fonseca ne signifie en aucun cas que Pierre Sage aurait échoué. Les deux entraîneurs sont de très haut niveau. Sage a stabilisé et redressé l’OL dans un contexte délicat, et ce qu’il réalise actuellement à Lens confirme ses qualités.
Des ambitions affirmées pour la seconde partie de saison
Aujourd’hui, les indicateurs sont clairs. Série de victoires, efficacité à domicile, cohérence collective, vestiaire aligné. Paulo Fonseca n’a pas simplement remis l’Olympique Lyonnais sur de bons rails : il l’a installé dans une dynamique supérieure à ce que beaucoup imaginaient à ce stade de la saison. L’OL avance désormais avec des ambitions affirmées pour la seconde partie de l'exercice.
Et forcément, avec cette dynamique, les attentes montent. Elles deviennent plus exigeantes, plus assumées aussi, notamment depuis l’arrivée d’Endrick, dont l’impact immédiat a encore renforcé le potentiel offensif de l’équipe. À Paulo Fonseca maintenant de transformer cette surperformance en confirmation.