JO – Mélina Robert-Michon : “la médaille d’or, c’est le Graal absolu “

Publié le 30 juillet 2021

Depuis sa médaille d’argent olympique à Rio, la Lyonnaise Mélina Robert-Michon est entrée dans l’histoire de l’athlétisme français. La vice-championne du monde du lancer du disque s’est confiée sur sa préparation et ses objectifs. La nuit prochaine, la Lyonnaise de 42 ans qui participe à ses 6e JO, fera son entrée en lice à Tokyo.

Dans quel état d’esprit abordez-vous ces JO ?
Je suis impatiente que ça arrive ! 4 ans d’attente c’est long, mais cinq ans encore plus. Avec le club, on a connu une année compliquée, avec beaucoup de changements. On a rencontré de grandes difficultés mais on a réussi à optimiser ces imprévus pour être prêt. A présent, j’ai hâte de voir ce qui va se passer cet été.

Vous avez eu un deuxième enfant en 2019, par rapport à votre préparation, est-ce que le report des JO vous a dérangé ?
J’ai essayé de positiver, en me disant que j’avais un an de plus pour me préparer. Malgré tout, il y avait quand même de la frustration car je me sentais déjà prête l’année dernière. Le but était de trouver du positif dans tout ce que je faisais pour les vivre au mieux.

Après votre médaille d’argent obtenu en 2016 à Rio, quels sont vos objectifs pour ces Jeux ?
L’objectif est de faire mieux, de monter sur la première marche du podium même si ce n’est pas la plus facile à gravir. C’est dans ce but que je m’entraîne dur tous les jours. La médaille d’or olympique, c’est le Graal absolu.

Il s’agit de vos 6e Jeux Olympiques, quelles sont les expériences qui vous ont le plus marquée ?
Si je devais en retenir deux, je parlerais d’abord de mes premiers jeux à Sydney. Je regardais le stade avec des grands yeux. C’était vraiment un truc de fou pour moi. Après je retiens bien évidemment ma médaille d’argent à Rio, j’ai attendu tellement d’années pour vivre ce moment-là, c’est inoubliable.
Après à Tokyo, ça va être dur de ne pas avoir de public, de ne pas avoir mes proches à mes côtés. C’est toujours frustrant de ne pas pouvoir partager ces moments-là et de savoir que les gens qui nous soutiennent toute l’année ne seront pas présents le jour J. C’est beaucoup de frustration, mais je me rattraperai à Paris…

À ce propos, vous pensez donc poursuivre votre carrière jusqu’en 2024 ?
Paris est bientôt là, voilà au moins un avantage du report des Jeux. Une fois la saison terminée, nous ne serons qu’à deux ans du début de la préparation. Le fait que ce soit à Paris a fini par me décider. Le fait qu’il n’y est pas de public français à Tokyo a fait aussi pencher la balance. Pouvoir participer à des JO en France, devant les supporters, mais aussi avec mes proches, c’est un vrai privilège à ne pas laisser passer.


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