Faire le bilan de la saison de l’Olympique Lyonnais n’a sans doute jamais été aussi complexe. Il oblige à tenir deux idées à la fois, presque contradictoires.
Commençons par le positif, car il est réel. En début de saison, dans un contexte particulièrement instable, très peu de monde imaginait l’OL à ce niveau. Entre les incertitudes financières, les départs de joueurs majeurs comme Lacazette, Cherki, Almada ou Mikautadze, et la blessure longue durée de Fofana, une quatrième place aurait été signée immédiatement par l’ensemble du club et de ses composantes. Sur ce point, la progression est évidente : Lyon gagne deux places par rapport à la saison passée et retrouve une certaine crédibilité en championnat.
Mais ce constat ne suffit pas à refermer le débat. Car le football se juge aussi à l’instant où les opportunités se présentent. Et il y a quinze jours, le podium tendait les bras à l’OL. Dans l’élan de sa dynamique, Lyon avait tout pour terminer troisième. Reculer finalement à la quatrième place après les deux dernières journées change forcément la perception. À ce niveau-là de la compétition, cela ressemble à une occasion manquée, donc à une forme d’échec.
Le bilan se complique encore lorsqu’on y intègre les coupes. Là, le constat est beaucoup plus sévère. L’OL avait réussi une très belle phase de ligue de la Ligue Europa, terminée en tête, avant de se faire éliminer à domicile en huitième de finale. En Coupe de France, même scénario, avec une sortie à domicile face à Lens. Dans les deux cas, le club avait une vraie carte à jouer, notamment dans une coupe de France où le PSG n'était plus en lice. Ne rien ramener de ces parcours pèse forcément dans l’analyse globale. D'aussi belles opportunités ne se présenteront pas tous les ans.
Au final, cette saison lyonnaise laisse une impression paradoxale. Sur le plan du championnat, elle marque une progression réelle et logique au regard du contexte. Mais sur le plan des ambitions, elle laisse un goût amer, celui d’un objectif de podium devenu accessible et finalement manqué. Même la perspective d’une qualification en Ligue des champions reste incertaine, avec un passage obligé par les tours préliminaires, un exercice où les clubs français échouent très souvent.
Alors faut-il parler de réussite ou de déception ? Probablement des deux à la fois. Et c’est bien ce qui rend ce bilan si difficile à trancher.
Quel bilan dresser de la saison de l’OL, achevée à la quatrième place ? Tentative de reponse avec @JulienHuet pic.twitter.com/bdkfvUGVR7
— Tonic Radio (@tonic_radio) May 18, 2026