Après avoir reçu une lettre anonyme contenant des insultes racistes et des menaces de mort, Mohamed Boudjellaba, le maire de Givors, a porté plainte et a reçu le soutien du gouvernement ce dimanche.
« Fous le camp bougnoule si tu ne veux pas brûler comme une merguez. » Ce sont les insultes qu'a reçues Mohamed Boudjellaba, dans une lettre anonyme qui lui était adressée. Le courrier dont l'élu a publié des extraits sur Twitter est particulièrement haineux et violent à son égard. L'élu est choqué et annonce qu'il porte plainte.
Choqué, je porte donc plainte et écris au procureur et au @prefetrhone. Le respect des citoyens et des élus, dans leur diversité, est un impératif qui ne peut être remis en cause. Il est le fondement sur lequel repose notre République, il est la pierre angulaire du vivre-ensemble
— Mohamed Boudjellaba (@CEGivors2020) August 22, 2020
Du côté de la classe politique, la condamnation de ce courrier est unanime. Gérald Darmanin, a fait part de sa consternation. Il se dit lui aussi, « écœuré » par des propos « insupportables.»
"La guerre tu vas l'avoir bougnoule".
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) August 23, 2020
Écœuré par ces propos racistes insupportables envers Mohamed Boudjellaba, maire de Givors. S’en prendre à un élu c’est s'en prendre à la République. La haine n'a pas sa place dans notre société, nous ne laisserons rien passer.
Parmi les nombreuses réactions, on note celle du ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, qui dénonce « quatre pages de répugnances non signées. » Il annonce également qu’une « enquête est ouverte pour retrouver cet "anonyme" et le présenter à la Justice. J’adresse tout mon soutien à notre compatriote, Monsieur le maire de Givors. »
4 pages de répugnances non signées.
— Eric Dupond-Moretti (@E_DupondM) August 23, 2020
Une enquête est ouverte pour retrouver cet « anonyme » et le présenter à la Justice.
J’adresse tout mon soutien à notre compatriote, Monsieur le maire de Givors.https://t.co/wX96s7Wugh