Marine Chastan tente de faire marche arrière. L'élue écologiste, adjointe aux personnes âgées et à la petite enfance à la mairie du 8e arrondissement de Lyon, avait posté ce dimanche sur Twitter un message pour dénoncer, selon elle, la «culture du viol» et du «victim blaming» au sein de la police.
Un message qui a provoqué la colère des syndicats de policiers qui réclamaient des excuses.
Ce lundi soir, Marine Chastan s'est de nouveau exprimée sur Twitter. L'élue a commencé par présenter des excuses "Hier j'évoquais la « présence » de Culture du Viol. Ce qui ne veut pas dire "les policiers sont des violeurs", si certains agents l’ont pris de cette manière je m’en excuse, ce n’est pas du tout mon propos. "
Avant d'expliquer que "Le terme « Culture du Viol » est mal compris : Tous le monde peut avoir des des propos relevant de la culture du Viol : Les agresseurs, les femmes, les victimes d'agression sexuelles, ainsi que leur soutien. Sans que ces propos aient un but malveillant pour son locuteur."
A noter par ailleurs que Mohamed Chihi, l’adjoint à la sécurité de la Ville de Lyon s’est désolidarisé de ces propos. "Nous ne partageons pas ce propos fait sur nos agents de Police. N'utilisons pas de formulation blessante vis à vis de nos agents qui sont en première ligne pour la défense des victimes de violences."
Selon Lyon People, le préfet délégué à la sécurité, Thierry Suquet a dénoncé un discours "inadmissible, diffamant et irresponsable, d'autant plus lorsque ces mots sont prononcés par une élue de la République. Chaque jour, nos policières, nos policiers, nos gendarmes et tous nos services de sécurité et de secours travaillent pour garantir la sécurité et porter assistance à toutes et tous, au premier rang desquels les plus fragiles. En ce 8 mars, je tenais à leur rendre hommage et à leur redire toute ma confiance ".