Entre 3000 et 4000 personnes ont participé ce samedi après-midi en Savoie à la manifestation contre le projet de la ligne de train à grande vitesse entre Lyon et Turin à l'appel d'une dizaine d'organisations, dont les Soulèvements de la Terre, menacés de dissolution par le ministère de l'Intérieur, et les No-Tav italiens. Les manifestants dénoncent l'impact écologique de ce chantier avec un forage de galeries de 260 kilomètres à travers les Alpes.
Si le cortège est parti dans le calme, la situation s'est tendue dans l'après-midi. Environ 300 manifestants radicaux se sont "constitués en black bloc" vers 15h et ont jeté des projectiles envers les forces de l'ordre. Les policiers ont usé de gaz lacrymogènes pour "maintenir les manifestants hostiles à distance". Au moins douze membres des représentants de l'Etat et une vingtaine de manifestants auraient été légèrement blessés selon différentes sources. La circulation routière a été temporairement interrompue entre Aiton et Saint-Jean-de-Maurienne. Le trafic des TER a également été perturbé entre Modane et Chambéry "en raison de la présence de manifestants sur les voies" selon la SNCF et l'AFP.
Certains manifestants ont été repoussés une deuxième fois par les forces de l'ordre après s'être introduits sur l'autoroute A43 au niveau de la commune de Saint-Rémy-de-Maurienne (Savoie). L'autoroute a donc été temporairement fermée. Au total, une cinquantaine de personnes sous interdiction administrative du territoire ont été interpellées.