Alors que le Conseil politique nucléaire s’est tenu mercredi et a été présidé par Emmanuel Macron, c’est le site du Bugey (dans l’Ain) qui a finalement été retenu pour accueillir deux nouveaux réacteurs de nouvelle génération (EPR2), au détriment de la centrale du Tricastin dans la Drôme.
Cette implantation des nouveaux EPR2 s’inscrit dans l’ambition de renouvellement du parc nucléaire français. En tout, ce seront six nouveaux réacteurs EPR2 et huit réacteurs additionnels qui seront mis en service en 2035 ; constituant un projet assez colossal, dont le coût s’élève à 52 milliards d’euros.
La Région est aux anges, la Métropole et la Ville de Lyon grincent des dents
Si le président de La Région, Laurent Wauquiez a longtemps travaillé à ce que le Bugey remporte cette opportunité, la Métropole et la mairie de Lyon, toutes deux écologistes, se prononcent contre le projet. En 2022, Bruno Benard et Gregory Doucet, respectivement président de la Métropole de Lyon et maire de la Ville avaient co-signé une lettre destinée à Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, dans laquelle ils manifestaient leur profond désaccord.
Bruno Bernard s’était d’ailleurs inquiété des ressources d’eau potable provenant du Rhône qui devraient être utilisées pour refroidir la centrale : « 90% de notre ressource en eau potable dépend du Rhône, avec une politique très forte de préservation de l'eau pour continuer à en avoir en quantité et en qualité. Il y a différentes prédictions, mais on parle globalement de -30% de débit du Rhône en 2050. Ajouter un nouvel EPR à Bugey à ces difficultés est une idée qu'on ne peut pas accepter ici », dénonçait-il.