La mobilisation est massive ce vendredi 9 octobre au sein du journal Le Progrès. Selon les syndicats, 82 % des journalistes ont cessé le travail pour dénoncer un plan de restructuration du groupe Ebra, qui prévoit notamment 60 suppressions de postes et un recours accru à l’intelligence artificielle.
Le mouvement social ne concerne pas uniquement le quotidien lyonnais. Les neuf journaux du groupe Ebra, auquel appartient Le Progrès, sont touchés par cette grève.
Au cœur des inquiétudes : un projet de réorganisation qui pourrait entraîner jusqu’à 400 départs volontaires à l’échelle du groupe. Les syndicats dénoncent les conséquences de ces mesures sur les conditions de travail des journalistes et sur la production de l’information locale.
Cette mobilisation témoigne des tensions grandissantes autour de l'avenir de la presse régionale, confrontée à des transformations économiques et technologiques importantes.
SB