La troisième journée de mobilisation contre la vie chère a rassemblé 19 000 personnes selon la préfecture, et 20 000 selon les syndicats, ce samedi 31 octobre à Lyon. Après un défilé globalement calme et festif, des heurts ont éclaté à l’arrivée du cortège place Jean-Macé.
La participation a dépassé les prévisions des autorités, qui attendaient entre 10 000 et 15 000 manifestants. Parti vers 14 h 30 de la Manufacture des Tabacs, le cortège a rejoint la place Jean-Macé en passant par le cours Gambetta, la rue Garibaldi et l’avenue Berthelot.
Dans les rangs, étudiants, salariés et soignants ont notamment exprimé leurs inquiétudes pour le pouvoir d’achat, les services publics et les acquis sociaux et environnementaux.
En ce jour d’Halloween, plusieurs participants avaient choisi de défiler déguisés. Schtroumpfs, Teletubbies, dinosaures, sorcières ou encore Power Rangers : l’imagination était de sortie !
Des tensions à l’arrivée du cortège
Le défilé s’est déroulé dans une ambiance globalement calme, malgré des jets de projectiles contre des policiers rue Garibaldi. La situation s’est ensuite tendue vers 15 h 35/45, à l’arrivée place Jean-Macé. Des individus ont lancé des projectiles et des engins pyrotechniques en direction des forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes en riposte.
Les syndicats ont appelé à la dispersion. Vers 16 h 15, après sommations, la police est intervenue pour repousser un groupe qui lançait des projectiles, selon la préfecture.
Des incidents ont également touché l’avenue Jean-Jaurès, avec notamment des incendies de mobilier urbain. À 17 h 30, environ un millier de personnes étaient encore présentes autour de Jean-Macé, d’après les observations rapportées par Le Progrès.
Un important dispositif de sécurité
Plus de 1 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés dans Lyon, alors que les autorités redoutaient aussi des débordements pendant la soirée d’Halloween. Six interpellations avaient été signalées lors des contrôles autour de la Presqu’île en milieu d’après-midi.
La journée a également perturbé les déplacements, avec plusieurs lignes TCL interrompues ou déviées. Certains commerçants avaient protégé leurs vitrines ou fermé leur établissement, tandis que d’autres maintenaient leur activité malgré une fréquentation réduite.
Simon Badet, sur place.