La Métropole de Lyon a adopté, mercredi 28 octobre, un plan d’urgence pour les commerçants victimes des violences et des pillages. Le vote a été marqué par l’abstention d’une majorité des élus écologistes et l’absence des représentants de La France insoumise.
Réuni exceptionnellement en visioconférence, le conseil métropolitain a validé plusieurs dispositifs destinés à financer les réparations, soutenir la trésorerie des commerces et renforcer leur sécurité.
Six millions d’euros doivent être mobilisés sous forme d’avances remboursables à taux zéro pour faciliter la reprise d’activité et la reconstitution des stocks. Trois millions sont prévus pour les réparations, avec une aide pouvant atteindre 33 000 euros par établissement. Un million supplémentaire sera consacré à la sécurisation des boutiques.
Des réserves sur les conditions d’attribution
Sur les 32 élus écologistes, 28 se sont abstenus, dont le maire de Lyon, Grégory Doucet. L’opposition a notamment contesté une bonification des aides dans les secteurs où les communes s’engageront à développer la vidéoprotection. Elle estime que le soutien aux commerçants ne doit pas dépendre des choix politiques de leur municipalité.
L’exécutif métropolitain défend, de son côté, un lien entre la réparation des commerces et la sécurisation de l’espace public.
LFI assure qu’elle aurait voté le plan
Absents de la séance, les trois élus de La France insoumise contestent toute volonté de boycott. Gabriel Amard explique qu’ils n’avaient pas pris connaissance de la convocation reçue par courriel.
Il affirme que son groupe soutient le dispositif et aurait voté en sa faveur. Selon lui, cette absence relève donc d’un problème matériel et non d’un désaccord politique.