Mis en cause dans plusieurs affaires criminelles, le procès Lelandais portant sur le meurtre d’Arthur Noyer s’ouvre ce lundi. La victime, un militaire de 23 ans, avait disparu en avril 2017, à la sortie d’une boîte de nuit. En dépit d’un travail réalisé sur près de trente lignes téléphoniques et l’identification d’une voiture jugée suspecte, les enquêteurs n’arrivent pas à déterminer les circonstances de la disparition du jeune caporal. En septembre 2017, des ossements seront retrouvés près de Chambéry dans un chemin forestier par un promeneur. Une analyse ADN est ordonnée par le juge d’instruction. Le verdict tombe : le crâne est celui d’Arthur Noyer.
Le meurtre de la petite Maëlys relance les enquêteurs
Le dossier n’est donc pas élucidé. N’arrivant pas à identifier les conditions dans lesquelles est mort Arthur Noyer, c’est la disparition de la petite Maëlys quelques mois plus tard, en août 2017 lors d’un mariage, qui va relancer cette affaire. Identifié comme l’auteur présumé de cet enlèvement et du meurtre de la petite fille, Lelandais sera incarcéré en septembre 2017. Le 14 février 2018, il reconnaitra avoir tué Maëlys. Les enquêteurs vont rapidement faire le lien entre ces deux affaires grâce à la voiture (une Audi A3) identifiée lors de la disparition d’Arthur Noyer et utilisée par Nordahl Lelandais lors de l’enlèvement de la fillette.
Auditionné pour le meurtre d’Arthur Noyer, Nordahl Lelandais niera les faits avant de reconnaitre avoir pris le jeune caporal en stop dans la nuit du 11 au 12 avril. L’ex-militaire prétextera une bagarre, se terminant par la mort accidentelle d’Arthur Noyer.
Lelandais comparaitra ce lundi devant la cour d'assises de la Savoie pour le meurtre du caporal Noyer (un procès se déroulant du 3 mai au 12 mai). L’ancien maître-chien encourt jusqu’à trente ans de réclusion criminelle. Devant comparaitre en 2022 pour le meurtre de la petite Maëlys, il est également accusé d’avoir agressé sexuellement sa petite cousine.