Le tribunal judiciaire de Lyon a jugé, ce mardi, l’affaire du "scandale financier" de l’Entreprise Rhône-Alpes International (Erai). La région Auvergne Rhône-Alpes est condamnée à verser plus de dix millions d'euros à la structure en raison d'une particulière gravité d'implication de l’ex-région Rhône-Alpes "dans la défaillance de l’association Erai".
Une condamnation justifiée
Le tribunal estime que la région, présidée à l'époque par le socialiste Jean-Jack Queyranne, et l’ancien président d’Erai, ont "poursuivi une exploitation structurellement déficitaire pendant plusieurs années et maintenu artificiellement ERAI en activité, ce qui constitue, non pas une simple négligence, compte tenu de la durée et de l’ampleur de cet état
déficitaire, mais une faute de gestion ayant contribué à l’insuffisance d’actif dont elle doit être déclarée responsable".
Des demandes analysées
La région Auvergne-Rhône-Alpes annonce une saisie en justice car elle considère que le précédent exécutif a commis "des fautes particulièrement graves qui engagent sa responsabilité personnelle". Elle ne veut pas payer pour les fautes de l'ancien exécutif socialiste.