L'assemblé générale qui débute ce mardi à Istanbul (Turquie) doit permettre d'élire le prochain président d'Interpol, l'organisation internationale de police criminelle. Élection pour laquelle seul un candidat s'est déclaré, à savoir le général des Émirats Arabes Unis Ahmed Naser Al-Raisi, accusé d'avoir eu recours à la torture dans les prisons de son gouvernement.
Mais cette assemblée générale statuera également sur l'avenir d'Interpol, dont le siège est actuellement basé à Lyon mais dont le projet d'extension des locaux pourrait pousser l'organisation hors de l'ancienne capitale des Gaules.
Le problème concerne le financement des travaux d'extension de l'organisation, estimés à un total de 50 millions d'euros : si l'État français est d'accord pour y participer, ce n'est pas le cas des collectivités locales, la Ville de Lyon et son maire Grégory Doucet, ainsi que la Métropole de Lyon et son président Bruno Bernard, étant réfractaires à l'idée de s'engager financièrement.
En visite à Lyon début octobre, Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, avait pourtant indiqué qu’Interpol financerait la rénovation de ses locaux tandis que la France prendrait en charge un tiers des travaux d’extension, contre deux tiers pour les collectivités territoriales.