Ce lundi s'ouvre le procès de la filiale française de la société suédoise d'ameublement, Ikea, au tribunal correctionnel de Versailles.
15 personnes, anciens dirigeants ou encore policiers, sont accusées d'avoir mis en place un système de surveillance illégal, à l'encontre des salariés de l'enseigne ou de candidats à l'embauche. Ainsi, des centaines de personnes ont été espionnées notamment par des sociétés d'investigation privées. L'enseigne a donc collecté et conservé des données confidentielles.
Ces 15 individus comparaissent pour plusieurs infractions comme la "violation du secret professionnel" ou la "collecte de données à caractère personnel, par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite".
En 2004, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, le directeur de la sécurité du magasin Ikea de Saint-Priest avait envoyé à la police la plaque d'immatriculation du véhicule du délégué du syndicat de "SUD Commerce et Services" du magasin, en demandant d'enquêter sur la façon dont il avait acquis la voiture et comment il l'avait payée.
La filiale française d'Ikea encourt jusqu'à 3,75 millions d'euros d'amende.
Pour rappel, cette affaire d'espionnage avait été révélée en 2012 par le Canard Enchaîné et Mediapart.