Depuis plusieurs mois désormais, le lycée la Martinière-Duchère, et ses 2450 élèves, sont la cible de tous types de violences, rackets et dégradations.
Ce lundi, un grand rassemblement avait lieu au sein de l'établissement lyonnais, réunissant une centaine d'élèves et tout le corps professoral.
L'occasion pour la région Auvergne-Rhône-Alpes d'agir avec la visite de son président, Laurent Wauquiez.

L'ancien dirigeant des Républicains a réalisé un tour du lycée, avec son provisoire adjoint, Kamel Saidi, mais aussi Béatrice Berthoux, vice-présidente de la Région déléguée aux Lycées, et Philippe Meunier, vice-président de la Région délégué à la Sécurité.
Loin de respirer la sérénité, les élèves du lycée la Martinière sont confrontés à de graves problèmes de sécurité. En plus des agressions sur professeur, dont la dernière avec un jet de pierres sur l'un d'eux, d'autres sont pris à partie par des jeunes organisés en bande.

Pour les professeurs, touchés après l'agression sur leur collègue, le sentiment de sécurité est au plus bas, mais la communication reste essentielle avec les élèves.
Quatre mesures seront principalement prises par la Région pour renforcer la sécurité dans l'établissement : l'arrivée de vingt-neuf nouvelles caméras de surveillance, des travaux au sein même du lycée pour empêcher toutes intrusions, le renforcement des équipes d'entretien, et la mise en place d'un fonds de sécurisation dans le quartier.
En revanche, pas d'annonce concernant une aide sur les postes administratifs. Au lycée la Martinière, ils ne sont que quatre pour plus de 2000 élèves. Mathieu en fait parti, et le travail est particulièrement relevé.
"La Région s’engage ici avec détermination pour renforcer les équipements de sécurité", a déclaré Laurent Wauquiez. "Mais plus globalement, nous appelons la Ville de Lyon et la Métropole à se saisir avec nous de ce dossier pour apporter de la tranquillité publique au quartier. Nous ne céderons rien sur ce terrain-là."
Des paroles fermes, toujours loin de convaincre les élèves, qui espèrent de vrais actes. L'objectif est simple selon eux. Ne plus aller en cours avec la boule au ventre. Le défi est lancé.
