Objectif "zéro délinquance dans les gares" de la région. L'expérimentation de la Région débutera, dès janvier, en gare de Valence, puis sera progressivement étendue à 4 autres gares d’Auvergne-Rhône-Alpes :
Clermont-Ferrand, Saint-Etienne, Lyon – Perrache et Lyon – Part-Dieu.
Pour rappel, les gares demeurent des zones où sévissent des délinquants et où l’insécurité est toujours présente : en France, près d’un tiers des vols et 20% des violences sexuelles et coups et blessures recensés ont lieu à l’occasion d’un trajet en train ou dans un rayon de 750m autour d’une gare.
Depuis 2016, la Région a fait de la sécurisation des transports ferroviaires, dont elle a la charge, une priorité : 30 millions d’euros ont été investis par la Région pour déployer 2 300 caméras de vidéoprotection dans les gares, 35 millions d’euros pour équiper les rames de 1 300 nouvelles caméras s’ajoutant aux 4 000 préexistantes, doublement des effectifs de la SUGE, aides aux communes pour sécuriser les abords des gares, etc. Tous ces efforts ont permis d’obtenir des résultats.
Aujourd’hui, la Région entend aller plus loin. L’expérimentation sera menée à un double niveau :
- Sur le périmètre ferroviaire :
-Hausse des effectifs de la SUGE ;
-Renforcement de la présence des forces de sécurité privée, en complémentarité avec les agents de la SUGE ;
-Déploiement de bornes d’appel d’urgence, très visibles, permettant à toute victime ou témoin d’un acte délictueux d’appeler un opérateur de sûreté en charge de traiter l’appel 24/24h et 7/7 jours ;
-Réalisation de travaux pour sécuriser certains espaces ;
-Une meilleure coordination des forces de l’ordre : police nationale, police municipale, police ferroviaire ; - Aux abords des gares, en les sécurisant en lien avec les communes concernées (renforcement de la vidéoprotection, déploiement de bornes anti-véhicules béliers, etc.).
Enfin, cette expérimentation sera menée en lien étroit avec le ministère de la Justice pour apporter une réponse pénale ciblée et adaptée : - Favoriser les peines et les mesures d’interdiction à paraître dans les gares ;
- Favoriser les travaux d’intérêt général au profit de la SNCF ;
- Nommer un magistrat-référent pour les infractions commises dans les transports.
A Valence ainsi, le lancement de l’expérimentation nécessitera un investissement régional de près de 2 millions d’euros.