D'après une enquête publiée par Le Progrès concernant la pollution au sein de la Loire, les différents barrages comme Grangent ou Villerest situés dans le département, ainsi qu'en Haute-Loire, qui produisent de l'énergie décarbonée, sont surveillés de près car ils restent avant tout des « décanteurs de pollution ».
En effet, comme le précise Pierre Grès, le président du service technique de la fédération de la Loire, « un plan d’eau génère de la sédimentation, le barrage condense les pollutions et le thermomètre explose ».
Une pollution qui s'ajoute à celle provoquée par le passé industriel du territoire
Ainsi, des centaines de tonnes d'azote et de phosphore arrivent constamment dans les barrages et entraînent la prolifération de cyanobactéries dans les eaux du plus grand fleuve de France.
Constamment scrutée, la pollution du fleuve causée par la présence des barrages renforce celle déjà existante depuis plusieurs années à cause du passé industriel du territoire, où l'activité liée au charbonnage et à la sidérurgie laissent des traces encore aujourd'hui, avec notamment la présence de résidu de cadmium, de plomb ou de zinc dans l'eau.