Lors de la première vague de coronavirus en mars, les Français se sont abstenus d'aller chez le médecin. Ceci pour plusieurs raisons : peur d'attraper la Covid-19 en cabinet ou à l'hôpital, peur d'entraver la bonne marche de l'hôpital surchargé par les patients ayant la covid-19 ou encore simplement un doute sur les horaires d'ouverture des professionnels de santé pendant cette période.
Si ce renoncement aux soins a souvent été fait de manière bienveillante de la part des patients envers les professionnels de santé, il n'en est pas moins dévastateur pour la santé publique sur le long terme.
A titre d'exemple, rien qu'en Auvergne-Rhône-Alpes, il est estimé que plus de 280 cancers du seins n'ont pas été détectés en raison du premier confinement et ce retard de diagnostic n'a toujours pas été rattrapé. Pour rappel, le cancer du sein touche 1 femme sur 8 en France.
Pour éviter de reproduire ce schéma nocif , l'URPS des médecins libéraux d'Auvergne-Rhône-Alpes appelle les patients à continuer de prendre rendez-vous chez les médecins libéraux durant le reconfinement et de participer aux dépistages des cancers.
Si l'accent est mis sur le cancer, c'est bien qu'un intervalle de quelques mois dans la prise en charge du patient peut faire une vraie différence en terme de soins et de rémission.
Comme le précise le communiqué de l'URPS, "Il n'y pas que la Covid dans la vie".