Le mouvement des "stylos rouges" continue et les enseignants lancent un ultimatum au gouvernement. Si le gouvernement ne répond pas à leurs attentes, ils menacent de poser leurs préavis de grève durant toute la période des examens.
Dans une lettre ouverte au Président de la République, au Premier Ministre ainsi qu'au Ministre de l'Education Nationale, les "stylos rouges" déplorent les "dysfonctionnements du système" et l'aveuglement de l'Etat vis-à-vis de ces problèmes.
Ils exigent alors des réunions avec le ministère avant le 15 avril pour réclamer une "revalorisation de leur métier" avec le dégel du point d'indice et indexation de leurs salaire sur l'inflation, une augmentation immédiate de leurs salaires, une reconnaissance du travail invisible ou encore l'arrêt de la réforme des retraites.
Les "stylos rouges" demandent également une "bienveillance" de l'Etat envers ses élèves pour améliorer les conditions de travail des jeunes. Ils demandent, entre autre, la limitation du nombre d'élèves par classe, la fin des suppressions de postes ou encore l'augmentation des moyens mis en œuvre pour l'accueil des élèves à besoins particuliers.
Les professeurs souhaitent aussi une réelle reconnaissance de la qualité de leur travail et de leur fonction. Parmi leurs demandes, on retrouve la suppression du jour de carence, la création d'une réelle médecine du travail ainsi qu'un respect de la part de leur hiérarchie et des parents d'élèves.
Si, avant le 15 avril prochain, le gouvernement ne propose pas aux "stylos rouges" un réel dialogue, les professeurs menacent alors d'utiliser les préavis de grève déposés et reconduits par leurs syndicats durant toute la période des examens. Cela signifie qu'ils ne corrigeront pas les épreuves du bac, des BEP ou des CAP et qu'ils boycotteront les livrets (en n'apposant pas de note maximale par exemple).