Les maladies chroniques constituent un défi pour le système de santé, avec plus de 15 millions de personnes touchées par une forme de maladie chronique en France, malheureusement les dispositifs sont limités.
La rénovation de la Maison Saint-Martin, construit en 1861, consiste une réelle innovation. Ce projet ambitieux imaginé et concrétisé en seulement un an, permet de prendre en charge des patients atteints de maladies cardiovasculaires, plus spécifiquement le diabète, les maladies rénales, cardiaques et les pathologies vasculaires. Avec son unité d’éducation et d'entraînement à la dialyse à domicile, la Maison Saint-Martin entend favoriser l’autonomie des patients les moins fragiles.
Afin de lutter contre l’avancée de ces maladies, la dialyse est utilisée. C’est un traitement de suppléance qui n’assure qu’incomplètement le fonctionnement des reins. Elle est en revanche indispensable pour le patient en attente d’une greffe (le temps d’attente moyen est de 3 à 4 ans en France). La totalité des patients à la Maison Saint-Martin sont éligibles à la greffe. Ils réalisent environ 300 dialyses par semaine pour environ 32 à 36 patients. De plus, 7 à 8 % des patients ont une greffe par an dans cet hôpital, ce qui est au-dessus de la moyenne en France.
Avec un quotidien décrit comme « branchés à une machine », l’équipe médicale souhaitait apporter un côté chaleureux et plus agréable pour les patients. L’univers dans lequel la personne atteinte de la maladie reçoit ses soins est différent de celui d’un hôpital. Par exemple c’est un fauteuil qui est utilisé et non un lit, les relations avec le personnel médical est également plus agréable.
Myriam Derusme, 55 ans, atteinte d’une maladie chronique et patiente de la Maison Saint-Martin, nous témoigne de son expérience. Habitant à Roanne, elle se déplace 3 fois par semaine pour des soins qui dure en moyenne deux heures. Myriam décrit le lieu comme accueillant, calme où l’on s’y sent « bien ».
Pour les patients ne parlant pas français, des cours sont donnés par l’association FIL. Des programmes thérapeutiques adaptés sont proposés ainsi qu’un centre de douleur et le développement de la dialyse à domicile avec une unité d’éducation et d’entraînement qui permettrait aux patients d’avoir plus d’indépendances. Les ateliers démarreront le 3 mars.