Lancé en 2013 à Lyon, le service en auto-partage de voitures électriques Bluely a mis un terme à son activité le 31 août dernier. Faute de rentabilité, le groupe Bolloré qui détient ces véhicules a décidé de les céder à la société bretonne Autopuzz, alors spécialisée dans la récupération de pièces détachées automobiles. L'idée est de leur donner une seconde vie en les rendant accessible aux particuliers. L'opération a été un franc succès à Paris, ce qui a conduit la société à étendre son activité.
Deux ans plus tard, Autopuzz est dotée d’une flotte de 220 véhicules à Lyon. Elle permet aux particuliers et aux entreprises de les acquérir à des prix très attractifs. L’objectif : bénéficier d’une utilisation et d’un entretien qui se veut le plus responsable, simple et économique possible.
Côté budget :
Cette initiative a donc pour but de donner une seconde vie à ces voitures électriques et de permettre aux particuliers de bénéficier de véhicules électriques à des prix très attractifs, puisqu’ils sont disponibles à partir de 6 490 euros. A ce prix-là, les Bluely ont de quoi séduire.
L’Etat encourage cette reconversion vers l’électrique en prenant parfois en charge jusqu’à la totalité du montant total. En effet, une prime allant jusqu’à 5000 euros peut se voir attribué en échange de son ancien véhicule.
Côté entretien :
S’agissant de véhicules issus du système d’autopartage, Quentin Mazerette se félicite malgré tout du très bon état général de ces dernières, notamment à Lyon, et de leur faible kilométrage dont pourront profiter les futurs acquéreurs. Si un garage uniquement dédié aux Bluely existe à Lyon, il n’est pas exclu d’en ouvrir d’autres pour répondre à une éventuelle demande croissante dans le domaine électrique.

Ces voitures électriques disposent d'une autonomie de 250 km en ville et se rechargent sur une prise 220V. Elles se rechargent entièrement en 6 à 8 heures sur une installation électrique classique. Elle présentent là aussi un avantage certain puisque les utilisateurs bénéficient d’ores et déjà de 51 stations de recharge sur l’ensemble de l’agglomération lyonnaise.
Après deux ans d’exploitation, la société bretonne souhaite continuer à se développer, étoffer son service après vente et pourquoi pas étendre son activité sur l’ensemble du territoire national ou européen. En effet, cette initiative semble être une réponse à de nombreuses questions dans un contexte où l’écologie s’impose à tous et où la gestion de la mobilité urbaine peut s’avérer être un véritable casse tête.
