Jusque-là réticente, la Turquie a enfin donné son accord mardi pour une entrée de la Suède et de la Finlande dans l'Otan, alors que les deux pays avaient fait une demande d'adhésion le 15 mai dernier.
Les deux pays, qui étaient hors des alliances militaires depuis des décennies, ont pris ce virage conjointement à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Mais cette adhésion avait toujours trouvé comme obstacle le refus de la Turquie de permettre leur entrée, alors que l'accord de tous les membres de l'Otan est nécessaire pour intégrer un nouveau membre.
Le revirement de Recep Tayyip Erdogan
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a fini par lever son veto mardi, après plusieurs semaines de négociations, lui qui souhaitait que les deux pays nordiques s'engagent à renforcer leur coopération avec Ankara en matière de lutte contre le terrorisme et à s'entendre sur des extraditions de membres d'organisations kurdes, que la Turquie considère comme terroristes, abrités jusqu'ici par les deux pays.
« Je suis ravi d'annoncer que nous avons un accord qui ouvre la voie à l'entrée de la Finlande et de la Suède dans l'Otan », a déclaré le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.
Ainsi, la Suède et la Finlande vont pouvoir être invités officiellement, dès ce mercredi 29 juin, à rejoindre l'Alliance.