Les appareils photo et les caméras étaient rivés sur la Cour d’Appel de Lyon. Ce mercredi, un procès de la plus haute importance se tenait quai Romain Roland, celui de Monsanto. C’est l’agriculteur français Paul François qui a attaqué le géant américain en justice. Il accuse la firme d’avoir commercialisé un produit toxique, le Lasso, qui a entrainé des séquelles irréversibles sur son corps et sa santé.
Mais face à l’agriculteur, Monsanto joue sa réputation mais aussi son avenir. L’entreprise a déjà perdu l’été dernier contre un jardinier américain qui dénonçait la toxicité et la dangerosité du glyphosate. Lors du procès en appel, l’avocat du leader de l’agrochimie a expliqué que "l’intoxication n’était pas démontrée". Phrase à laquelle l’avocat de Paul François a répondu "Monsanto conteste tout : qu’il y ait eu un accident, que le Lasso existe, que Paul François a utilisé le Lasso...". L'agriculteur a même avoué être blessé par de ces propos.
Pour rappel, l’agriculteur charentais réclame la somme d'un million d’euros de dommages et intérêts à Monsanto. La décision a été mise en délibérée au 11 avril prochain.